La Rage

Agent :

C’est un virus du genre Lyssavirus, qui est très fragile en dehors d’un organisme infecté.

Réservoir :

Les mammifères sont le réservoir de cette maladie, et peuvent accidentellement la transmettre à l’homme.

La  France  métropolitaine  est  indemne  de  rage  sauvage des carnassiers,  en  particulier les renards : la rage du renard a été éliminée en 2001, le dernier cas de rage "vulpine" remontant à 1998. * La rage canine a également disparu. * Les chiroptères (chauve-souris) sont également d’autres réservoirs pour la rage en France.

Mode de contamination :

Elle se fait par la salive des animaux infectés (morsure, griffure, léchage sur muqueuse ou lésion cutanée...). Le virus ne traverse pas la peau saine. La manipulation d’animaux morts peut   être contaminante, car le virus garde sa virulence dans le cadavre pendant un certain temps. Aucune transmission interhumaine n’a été décrite à ce jour (hormis de très rares cas par greffe tissulaire).

Epidémiologie :

Aucun  cas  de rage humaine n’a été observé en France depuis 1924. De très rares cas de rage importés sont observés de loin en loin chez des personnes qui ont été contaminées par morsure à l’étranger, en zone d’endémie.  Chaque année, près de 10000 personnes consultent un centre de   traitement  antirabique,  près de la moitié  reçoivent  un  traitement  séro-vaccinal   après exposition. - La rage animale fait l’objet d’une surveillance épidémiologique en France. C’est une maladie   à  déclaration   obligatoire.  Les  seuls cas  observés  chez l ’animal  concernent  des chauves-souris,  et des  animaux  carnassiers  infectés et importés clandestinement de pays où sévit la maladie.  Aujourd’hui, les  seuls risques  de contamination  autochtones sont  dus à des animaux importés ( ou à des chauve-souris ) infectés. Dans le monde, la rage continue de sévir dans de nombreux pays  d’ Asie, d’ Afrique, d’ Europe Centrale, du Moyen-Orient, d’Amérique du Sud...). Cliquez ici pour visualiser la carte (site de l’OMS)

Clinique :

L’incubation( * ) chez  l’homme  est de durée variable, en moyenne de 30 à 45 jours. Le tableau clinique  de rage  est  très  variable.  Il  s’agit  d’ un  tableau  d’ encéphalite  dont on  distingue classiquement  deux  formes :   l ’une  paralytique, l’ autre furieuse. S’ y associent  deux signes caractéristiques : l’ aérophobie  et l’ hydrophobie.  La rage, une fois déclarée, est mortelle dans 100% des cas. Le décès survient au bout de 4 à 6 jours.

Diagnostic :

Il peut être réalisé,  à la phase de rage déclarée,  par  des laboratoires  spécialisés  à  partir de prélèvements  salivaires,  d ’une  ponction   lombaire  ou  de  biopsies. Le  diagnostic peut  être également confirmé à l’autopsie (chez l’homme et chez l’animal).

Conduite à tenir :

après blessure par un animal - Traitement de première intention Il faut nettoyer soigneusement la plaie  à  l’ eau  et  au savon  de  Marseille puis rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique.   Le   médecin  vérifiera  la  mise  à  jour  de  la  vaccination  contre  le  tétanos ( revaccination si besoin )  et prescrira  de façon quasi systématique une antibiothérapie après morsure.. -  Recherche  de  l’animal, chien ou chat, doit être mis en observation vétérinaire  s’il est identifié. Si l’animal est mort ou s’il est euthanasié, le cadavre est adressé à la Direction des Services   Vétérinaires qui décide de l’envoyer pour diagnostic de la rage à un laboratoire agréé pour le diagnostic. -   Si l’animal est inconnu,  ou  si  on  suspecte   la rage,   ou  a fortiori si le diagnostic  biologique  de rage  est positif, la personne mordue doit être confiée à un Centre de Traitement  Antirabique qui décidera de l’indication d’un traitement après exposition en fonction des circonstances de l’exposition, des lésions, de l’épidémiologie de la rage.

Traitement :

après exposition Il n’y a pas de traitement curatif de la rage, une fois celle-ci déclarée. Il existe un traitement  après  exposition  au risque rabique. Celui-ci consiste en une vaccination qui fait apparaître  une protection avant que la maladie ne se déclare. Dans certains cas, on associera un traitement   par  des immunoglobulines spécifiques.  Ce traitement séro-vaccinal sera réalisé dans les centres antirabiques, qui prendront les mesures nécessaires après évaluation du risque ( il faut préciser  que  le  chien  peut  être  contaminant  avant  de  présenter  les signes de la maladie). Liste des centres antirabiques (septembre 2004)

Traitement préventif :

La   lutte  contre  la  rage  animale  s’  est  effectuée   avec  succès  depuis plusieurs  années ( vaccination orale des renards par des appâts et vaccination des animaux domestiques). Il est recommandé  de ne pas s’approcher ni de capturer des chauve-souris, qui sont par ailleurs une espèce protégée.  La vaccination  systématique  chez l’homme  est  préconisée  pour certaines catégories  professionnelles ( vétérinaires,  gardes-chasses, équarrisseurs... ).   Elle peut-être également recommandée chez le voyageur se rendant en zone d’endémie(*). Dans ce cadre, la vaccination préventive peut être réalisée par tout médecin.

Source : DGS/ Bureau 5C Maladies infectieuses et politique vaccinale et Bureau des systèmes d’information. 8, avenue de Ségur, 75007 Paris. Rédaction : juillet 2001. Actualisation : juin 2005

 

 

 

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